Site internet bilingue français-allemand
À Biel/Bienne, dans le canton de Berne, à Fribourg ou en Valais, une partie de vos clients lit le français et une autre l’allemand. Ce guide explique comment structurer un site dans les deux langues, comment le signaler à Google, ce qui distingue une traduction d’une localisation et ce qui fait varier le coût, avec les sources officielles.
En bref
Un site bilingue se décide avant d’écrire la première page : la structure des adresses, les liens entre les versions, la traduction et le suivi.
- Une URL par langue, par exemple exemple.ch/de/, plutôt qu’une langue choisie par cookie ou par les réglages du navigateur1.
- Des versions reliées par hreflang : chacune cite toutes les autres et elle-même2.
- Le visiteur choisit : un lien visible vers l’autre version, sans redirection automatique1.
- Une traduction relue et localisée : ss au lieu de ß en allemand de Suisse3, et les termes officiels de chaque langue.
- Tout le parcours traduit, formulaires et messages compris4, jusqu’aux pages légales.
Une deuxième langue ne double pas forcément le prix, mais chaque version demande traduction, configuration et contrôle4.
Qui a besoin d’un site en français et en allemand
La Suisse a quatre langues nationales, mais chaque région en parle surtout une. Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), l’allemand ou le suisse allemand est une langue principale pour 61 % de la population, le français pour 23 % (2023). En 2024, en Suisse romande, environ un sixième des personnes de 15 ans et plus utilisaient régulièrement l’allemand5. Un site dans une seule langue atteint donc mal une grande partie des lecteurs de l’autre.
Trois cantons sont officiellement bilingues : Berne, Fribourg et le Valais6. Biel/Bienne, la plus grande ville bilingue de Suisse, a inscrit le bilinguisme dans son règlement le 9 juin 1996 ; le français et l’allemand y sont des langues officielles de même valeur. Selon le registre des habitants, au 31 décembre 2025, la population comptait 55,2 % de germanophones et 44,8 % de francophones d’après la langue officielle enregistrée7.
Pour une entreprise, la question tient surtout à sa clientèle. Si elle vient des deux communautés linguistiques, une version par langue s’adresse à chacune. L’anglais peut venir en troisième : selon l’OFS, 44 % de la population l’utilise régulièrement (2024)5. Notre guide Biel/Bienne détaille la situation de la région.
15 %des personnes de 15 ans et plus vivant en Suisse alémanique utilisent régulièrement le français, selon l’OFS (2024)5.
Une adresse par langue
Google recommande une URL distincte pour chaque version linguistique, plutôt qu’une page dont la langue change selon un cookie ou les réglages du navigateur : sinon, Google risque de ne pas trouver ni explorer toutes les variantes1.
Laissez le visiteur choisir. Google déconseille de rediriger automatiquement vers la langue qu’on suppose être la sienne, et suggère d’ajouter sur chaque page des liens vers les autres versions linguistiques1. C’est aussi le modèle biennois : la personne qui engage la conversation choisit la langue7.
Traduisez aussi le chemin des pages : Swiss Tomato conseille de donner à chaque langue sa propre section et d’adapter les URL à chaque langue8. Ce guide existe ainsi à trois adresses : /guides/site-internet-bilingue, /de/ratgeber/mehrsprachige-website et /en/guides/bilingual-website.
Les consignes de Google comparent quatre structures :
- Un domaine par pays (exemple.de) : un ciblage géographique clair, mais un seul pays par domaine. Il ne sépare donc pas deux langues parlées dans le même pays.
- Des sous-domaines (de.exemple.ch) : faciles à placer sur des serveurs différents, mais l’adresse seule ne dit pas si « de » désigne la langue ou le pays.
- Des sous-répertoires (exemple.ch/de/) : simples à mettre en place et à entretenir sur un seul hébergement, mais plus difficiles à séparer en deux sites.
- Des paramètres d’URL, comme un paramètre de langue ajouté à l’adresse : déconseillés par Google.
Relier les versions avec hreflang
Les annotations hreflang indiquent à Google les versions linguistiques d’une page, pour que la recherche présente à chacun la plus appropriée. Elles se placent dans le code HTML de la page, dans les en-têtes HTTP ou dans le sitemap, trois méthodes équivalentes pour Google2.
Elles ne fixent pas la langue de la page : Google la déduit du contenu visible, et non de hreflang, de l’attribut lang ou de l’URL. Il conseille donc une seule langue par page, navigation comprise, sans traductions côte à côte1,2. Ce guide, par exemple, cite ses versions française, allemande et anglaise dans le code de chacune, et sa version française sert de x-default. Quatre règles s’appliquent aux annotations :
- Chaque version cite toutes les autres et se cite elle-même. Si deux pages ne renvoient pas l’une à l’autre, Google ignore leurs annotations2.
- Le code de langue suit la norme ISO 639-1 (fr, de), suivi au besoin d’un code de pays ISO 3166-1 alpha-2, comme fr-CH. Un code de pays seul ne suffit pas2.
- La valeur x-default désigne la page à montrer quand la langue du navigateur ne correspond à aucune version. Elle a été conçue pour les pages de choix de la langue2.
- Les adresses sont complètes, protocole et nom de domaine compris, et non un simple chemin comme /de/2.
Traduire, puis localiser
Une traduction rend le sens d’un texte ; une localisation l’adapte aussi aux usages de ses lecteurs. En Suisse, la différence se voit vite. En allemand de Suisse, l’eszett (ß) a disparu : on écrit toujours ss, comme dans Strasse. La Chancellerie fédérale rappelle que le ß reste en usage dans les autres pays germanophones, et qu’un texte repris de l’Union européenne ou d’un autre pays germanophone doit être adapté aux règles suisses : un simple copier-coller ne suffit pas3.
Chaque langue a aussi ses termes officiels. Le nom inscrit au registre du commerce s’appelle raison de commerce en français9 et Firma en allemand10 ; le numéro d’identification des entreprises s’abrège IDE en français11 et UID en allemand12. La base TERMDAT de la Chancellerie fédérale donne gratuitement ces équivalents pour le droit et l’administration suisses, en allemand, en français, en italien, en romanche et en anglais13. Gardez ensuite un seul terme pour une même chose : la Chancellerie fédérale recommande de toujours formuler de la même façon ce qui est identique3.
Prévoyez la relecture et la mise en page. Swiss Tomato conseille de faire traduire et relire chaque texte par une personne de langue maternelle, car les outils de traduction et l’IA font des erreurs qu’elle seule remarque, et de commencer le design par la langue la plus longue8. EWM rappelle les éléments moins visibles : textes des formulaires, messages de confirmation et d’erreur, titres et descriptions pour les moteurs de recherche, textes alternatifs des images et documents téléchargeables4.
Traduisez le contenu principal, pas seulement le menu. Google ne considère les versions localisées comme des doublons que si ce contenu reste non traduit2, et note que traduire seulement les éléments communs d’une page, comme la navigation, peut créer une mauvaise expérience1.
Les pages légales dans chaque langue
Pour un site de commerce électronique, le Portail PME du SECO indique que l’exploitant doit afficher clairement son adresse complète avec les coordonnées d’une personne de contact, une adresse e-mail, un numéro de téléphone et son numéro IDE, par exemple dans un impressum. Il recommande aussi une clause de non-responsabilité, des conditions générales et une déclaration de protection des données11.
Le même portail rappelle l’obligation d’informer au préalable de la collecte de toutes les données personnelles. Il recommande une déclaration de protection des données placée à un endroit facilement accessible du site, qui indique clairement quelles données personnelles sont exploitées et à quelle fin14.
Ces pages ne précisent pas de langue. Sur un site bilingue, publiez toutefois l’impressum, les conditions et la déclaration de protection des données dans chaque langue du site, reliés entre eux comme les autres pages, pour que chaque visiteur lise dans sa langue ce qu’il accepte. Mettez les versions à jour ensemble et, en cas de doute sur une formulation juridique, faites-la vérifier par un spécialiste.
Ce qui fait varier le coût
Une deuxième langue ne double pas forcément le prix. Selon l’agence EWM, les modèles de page et une partie du développement se réutilisent ; chaque langue demande en revanche de produire ou d’intégrer la traduction, de configurer la version et de la contrôler. Dans un exemple fictif d’EWM, un site français-anglais de douze pages par langue demande à l’entreprise elle-même 80 heures de travail, notamment pour préparer et relire les textes dans les deux langues. EWM conseille de demander une ventilation de ce travail, et de préciser si toutes les pages seront traduites dès le lancement et qui maintiendra la correspondance entre les versions4.
Le devis dépend surtout de ces postes :
- Le nombre de langues et de pages traduites, et le choix de tout traduire dès le lancement ou non.
- Qui rédige, traduit et relit chaque version : vous, votre équipe, un traducteur ou le prestataire.
- La saisie des textes dans le système de gestion de contenu et le contrôle de chaque version.
- Les éléments moins visibles : formulaires, messages, titres et descriptions pour Google, textes alternatifs, documents téléchargeables.
- Le suivi : chaque modification devra être reportée dans toutes les langues.
Les langues dans l’offre site web du studio
Notre offre
Goodbye Internet est une agence créative installée à Frinvillier, près de Biel/Bienne. Ce site, le formulaire de demande et nos conditions existent en français, en allemand et en anglais ; les demandes se font par écrit.
Le pack Base comprend une page de présentation dans une seule langue. Entreprise, Entreprise + Logo et Premium acceptent jusqu’à 3 langues, et les traductions ne comptent pas parmi leurs pages uniques : 5 pour Entreprise et Entreprise + Logo, jusqu’à 15 pour Premium. Pour l’e-commerce, les pages et les langues sont définies sur devis. Dès Entreprise, vous modifiez vos informations dans l’éditeur de contenu Sanity ; Entreprise et Entreprise + Logo comprennent un référencement de base, Premium un référencement approfondi.
Nos sites sont développés avec Next.js, adaptés au mobile et hébergés sur Vercel. Livraison en 2 à 4 semaines selon le périmètre. E-commerce : calendrier sur devis. Retouches illimitées pendant la période de réalisation. Après le paiement, votre brief privé recueille votre activité, vos pages et vos contenus : indiquez-y les langues voulues et qui rédige ou traduit chaque version.
Vous payez comptant ou en 36 mensualités, une obligation d’achat ferme et non une location. La gestion (domaine, Vercel Pro, Sanity dès Entreprise, Supabase Pro dès Premium et une petite modification d’information par mois) est facturée séparément dès la création du site ; elle est requise, sauf si vous gérez et payez vous-même les abonnements nécessaires. Les montants figurent sur la page du service.
Écrire ces réponses au studioQuestions
Faut-il une adresse différente pour chaque langue ?
Oui, c’est ce que recommande Google : une URL par version linguistique plutôt qu’une langue choisie par cookie ou par les réglages du navigateur. Ses consignes déconseillent les paramètres d’URL et présentent les sous-répertoires, comme exemple.ch/de/, et les sous-domaines comme des options1.
Faut-il rediriger chaque visiteur vers sa langue ?
Non. Google déconseille les redirections automatiques selon la langue qu’on suppose au visiteur. Proposez des liens visibles vers les autres versions et reliez-les par hreflang, pour que Google présente la bonne1,2.
Une traduction automatique suffit-elle ?
Comme premier jet. Faites relire chaque version par une personne de langue maternelle8, et vérifiez que le texte allemand suit l’usage suisse, avec ss au lieu de ß3.
Faut-il traduire les pages légales ?
Les pages du Portail PME citées dans ce guide ne fixent pas de langue11,14. Sur un site bilingue, publiez toutefois l’impressum, les conditions et la déclaration de protection des données dans chaque langue, et mettez les versions à jour ensemble.
Combien de langues comprend un site du studio ?
Une seule avec Base, jusqu’à 3 avec Entreprise, Entreprise + Logo et Premium, sans que les traductions comptent parmi les pages uniques. Pour l’e-commerce, les langues sont définies sur devis.
Site web sur mesure
Page de présentation, site d’entreprise, outils sur mesure ou boutique, selon votre pack.
dès1 290CHF
comptant
ou 36 mensualités dès 39 CHF
Gestion séparée dès 24 CHF/mois
Autres guides
Sources
Ce guide est rédigé par Goodbye Internet, qui vend aussi des logos et des sites web. Les faits et chiffres cités viennent des sources ci-dessous ; les parties sur notre offre sont marquées d’un point de couleur.
- Google Search Central, Gérer les sites multirégionaux et multilingues developers.google.com
- Google Search Central, Signaler les versions localisées de votre page à Google developers.google.com
- Chancellerie fédérale, Leitfaden zur deutschen Rechtschreibung (2017, en allemand) bk.admin.ch
- EWM, Prix d’un site web en Suisse : périmètre, budget et coûts récurrents (novembre 2025) ewm.swiss
- Office fédéral de la statistique, Pratiques linguistiques en Suisse (2025) dam-api.bfs.admin.ch
- État de Fribourg, Fribourg, le canton à la couture des langues fr.ch
- Ville de Biel/Bienne, Bilinguisme biel-bienne.ch
- Swiss Tomato, réussir un site multilingue en Suisse (février 2026, en anglais) swisstomato.ch
- Office fédéral de la justice, Registre du commerce, Zefix et Regix bj.admin.ch
- Office fédéral de la justice, Handelsregister, Zefix und Regix (en allemand) bj.admin.ch
- Portail PME du SECO, Informations sur l’exploitant kmu.admin.ch
- Portail PME du SECO, Informationen über den Betreiber (en allemand) kmu.admin.ch
- Chancellerie fédérale, TERMDAT, la base de données terminologique de l’administration fédérale (en anglais) bk.admin.ch
- Portail PME du SECO, Site commercial et protection des données kmu.admin.ch